Ressources · Publicité
Guide nº 7 · Publicité
Publicité11 min de lecturePublié le 15 juillet 2026Exemples d'annonces et coûts revus en septembre 2026

La structure de campagne Google Ads qui tient la nuit.

Jacob Bédard, consultant en marketing juridique

Ce que ce guide règle

Une campagne de criminaliste doit prendre les appels de 19 h à 2 h sans brûler son budget entre 9 h et 17 h. Voici la structure, ville par ville.

Les campagnes de criminalistes que l'on reprend ont presque toutes le même défaut : elles sont montées comme celles d'un cabinet d'affaires. Un seul groupe d'annonces, les mêmes enchères sept jours sur sept, aucun mot bloqué. Elles dépensent le jour et sont absentes la nuit, juste au moment où les arrestations arrivent.

Résumé audio
Pourquoi les campagnes de criminalistes se jouent la nuit.
00:00 / --:--

Le jour, vous payez pour des curieux

Un cabinet d’affaires se choisit à tête reposée, un mardi après-midi. Un criminaliste se cherche dans la panique, souvent par un proche, presque toujours sur un téléphone.

Laissée comme Google la propose, une campagne étale votre budget sur toute la journée et pousse aux heures où il y a le plus de monde qui cherche, tous sujets confondus. Pour un criminaliste, c’est exactement à l’envers. À 14 h, ceux qui cherchent sont des étudiants, des journalistes et des curieux. À 23 h, c’est un proche avec un numéro de dossier dans les mains.

Deux gestes corrigent le tir, déplacer l’argent vers les bonnes heures et séparer les recherches en groupes traités chacun à sa façon.

Une campagne par ville, jamais une pour le Québec au complet

Le réflexe, c’est de créer une campagne « Québec » et de laisser Google décider. Le budget file alors vers Montréal, où le clic coûte le plus cher, et les villes voisines ne voient plus rien passer.

  • Une campagne par ville que vous desservez, avec son propre budget par jour
  • Un ciblage tracé en rayon autour du palais plutôt que par nom de ville
  • Les villes que vous ne desservez pas exclues nommément, même celles d’à côté
  • Le ciblage réglé sur les gens « présents » dans la zone, jamais sur ceux qui « s’y intéressent »

Ce dernier réglage est celui qui coûte le plus cher quand on l’oublie. Laissé tel quel, il montre vos annonces à n’importe qui s’intéresse à votre région, y compris à l’autre bout du pays.

« Une campagne qui couvre trois villes avec un seul budget n’en dessert bien aucune. »

Constat après reprise de onze comptes de criminalistes

Quatre groupes d’annonces, et aucun de plus

Quatre groupes suffisent. Chacun existe pour une raison différente, et les mélanger vous enlève la seule chose qui compte vraiment : savoir ce qui a marché.

  1. L’infraction. Un groupe par infraction que vous plaidez vraiment : facultés affaiblies, voies de fait, stupéfiants, fraude. Chacun envoie sur sa propre page, jamais sur l’accueil.
  2. L’urgence. Les recherches qui disent la panique plutôt que l’infraction : « avocat criminel 24h », « avocat arrestation ce soir », « avocat garde à vue ». Ce sont les recherches les plus pressées, et le bouton d’appel y est obligatoire.
  3. Votre nom. Le vôtre, celui du cabinet, et les fautes d’orthographe fréquentes. Ça ne coûte presque rien, et ça évite qu’un concurrent s’installe devant le proche à qui on vient de vous recommander.
  4. Le défensif. Les recherches qui vous comparent ou qui nomment un confrère. À manier avec précaution : l’annonce se présente, elle ne se compare jamais.

Les heures où vous payez plus cher

Aucun autre réglage ne pèse autant pour si peu d’effort. Les pourcentages ci-dessous sont un point de départ. On les ajuste seulement après quatre à six semaines de vrais appels.

Plage horaireAjustementIntention dominanteExtension d’appel
19 h à 2 h · tous les jours+40 %Arrestation en coursObligatoire
Samedi et dimanche · journée+25 %Proche qui chercheObligatoire
7 h à 9 h · jours ouvrables+10 %Comparution du jourRecommandée
9 h à 17 h · jours ouvrables−30 %Recherche informativeFacultative
2 h à 7 h · tous les joursSelon capacitéCellule, poste de policeSi vous répondez

La dernière ligne exige de trancher. Si personne ne répond entre 2 h et 7 h, coupez : payer un clic pour tomber sur une boîte vocale, c’est la pire dépense du compte. Si quelqu’un répond, c’est la plage la moins chère et la moins disputée de la semaine.

Les mots à bloquer avant le premier clic

Une liste de mots bloqués, partagée par toutes vos campagnes, écarte d’emblée les clics d’emploi, de gratuité et de curiosité. Elle se prépare avant même le premier clic.

  • Emploi et études : emploi, stage, salaire, technicien juridique, université, cours, examen du Barreau
  • Gratuité : gratuit, bénévole, pro bono, aide juridique (sauf si vous prenez les mandats d’aide juridique : dans ce cas, ils méritent leur propre groupe)
  • Curiosité et actualité : nouvelles, faits divers, procès de, documentaire, netflix, reddit
  • Autres domaines : divorce, garde d’enfants, CNESST, immigration, faillite, bail
  • Hors Québec : Ontario, France, Toronto, code criminel français

Cette liste s’allonge chaque semaine, à partir du rapport des recherches réellement payées. Trente minutes par mois suffisent à la tenir.

Conformité · Barreau du Québec

Ce que ce guide ne vous fera jamais écrire

Les règles viennent de deux endroits : le Code de déontologie des avocats et les règles publicitaires de Google. Aucune annonce ne promet un résultat, ne raconte un dossier, ne nomme un confrère, ni ne se dit la meilleure. Une annonce conforme parle d’expérience, de disponibilité et des palais que vous desservez. Elle rassure aussi le proche, qui cherche quelqu’un de solide plutôt qu’une promesse.

Ce que l’annonce ne peut pas dire

Trois formulations reviennent sans cesse dans les comptes de criminalistes, et les trois doivent céder la place à la version d’en face.

  • « Acquittement garanti » devient « Défense en droit criminel depuis 18 ans »
  • « Le meilleur criminaliste de Laval » devient « Criminaliste au palais de Laval, disponible 24 h »
  • « 95 % de succès » devient « Plus de 400 dossiers plaidés »

L’enjeu dépasse la déontologie. Une annonce vérifiable résiste à la comparaison comme au signalement.

Ce qu’on regarde, et à quel rythme

Le clic ne veut rien dire dans ce métier. Trois chiffres suffisent, et ils ne se regardent pas au même rythme.

  1. Chaque semaine : le nombre d’appels de plus de 60 secondes, par plage horaire. C’est le seul volume qui annonce des mandats.
  2. Chaque mois : le coût par appel qualifié, ville par ville et infraction par infraction. C’est ce chiffre-là qui fait couper une infraction qui ne rapporte pas.
  3. Chaque trimestre : le coût par mandat signé, calculé avec vos propres chiffres de facturation. Lui seul justifie le budget.

Si un consultant est incapable de vous donner le deuxième après six semaines, le suivi d’appels n’est pas installé comme il faut.

Reprenez la structure telle quelle : une campagne par ville, quatre groupes d’annonces, les enchères montées de 19 h à 2 h, et les deux cents mots bloqués du départ. Jugez-la sur le journal d’appels du deuxième mois plutôt que sur le tableau de bord de la première semaine.

Jacob Bédard
Jacob Bédard

Consultant en marketing juridique, réservé aux avocats criminalistes du Québec. Un seul cabinet accompagné par ville.


Vous préférez le confier une fois pour toutes ?

Ce guide est gratuit et complet. Vous pouvez l'appliquer seul, comme le font déjà plusieurs criminalistes. Si vous aimez mieux me confier le montage et le suivi, reste à savoir si votre ville est encore libre.

Vérifier ma ville →Voir la méthode